Si la découverte de la machine à coudre a été tardive me concernant, les travaux d’aiguilles ont bercé mon enfance.
Ma grand-mère paternelle m’a rapidement mis des aiguilles entre les mains. Le tricot ne m’attirait guère, mais le canevas… j’adorais ça ! Je me souviens comme si c’était hier de ces instants magiques, ma grand-mère, qui a aujourd’hui 96 ans, m’emmenait à la mercerie choisir ma nouvelle toile, mes nouvelles échevettes, j’en avais des papillons dans le ventre ! À l’époque, mon univers était déjà très semblable à celui d’aujourd’hui, mes choix se portaient toujours sur des toiles à dominante de rose, de fleurs et autres danseuses classiques.
La broderie, c’est ma madeleine de Proust, je l’ai délaissée durant de longues années, puis je m’y suis remise, et j’ai retrouvé d’exquises sensations de bien-être et de réconfort.
Vous ne verrez pas beaucoup de toiles terminées, car je brode très très très lentement, mais c’est le plaisir de l’instant présent qui fait tout son charme.
Je me suis essayée à la broderie moderne, mais il faut avouer que je n’ai pas de talent pour cela… je lui préfère de loin le traditionnel point de croix, que j’affectionne tout particulièrement pour son aspect un tantinet rustique.
Je pense vous proposer une revue des quelques livres et diagrammes que je possède, ainsi que de mon matériel de broderie.
Sur cette photo, je brode le diagramme « Il lato dolce della Vita » de Cuore et Batticuore, sur un lin Belfast à pois blanc.
Je vous souhaite de doux petits points de croix !







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